La Fondation de BAnQ est fière de pouvoir compter sur des gens engagés qui travaillent avec acharnement pour la réalisation de ses projets. Aujourd’hui, nous lançons une nouvelle série de portraits vous présentant ces personnes-clés, sans qui nous ne pourrions mener à bout tous nos projets, dont le plus grand est la future bibliothèque Saint-Sulpice. Avec la coprésidence de campagne d’Annamaria Testani, la Banque s’implique entre autres dans la campagne de dons majeurs de FBAnQ pour la réouverture de la bibliothèque Saint-Sulpice. Nous sommes heureux de lancer cette série avec Madame Testani.

Créée en 1859, la Banque Nationale du Canada (BNC) compte aujourd’hui 495 succursales à travers le pays, plus de 25 000 employés et de 2,7 millions clients. Résolument dédiée aux causes importantes pour ses employés afin de stimuler leur engagement et assurer leur bien-être, la BNC soutient plusieurs centaines d’organismes caritatifs canadiens par des dons et des commandites, mais aussi en encourageant les initiatives de ses employés.

 

C’est à travers la coprésidence de campagne d’Annamaria Testani que la BNC s’implique dans la campagne de dons majeurs de FBAnQ pour la réouverture de BAnQ Saint-Sulpice. Entrevue.

 

  • Quelles sont les causes soutenues par la Banque Nationale du Canada et comment choisit-elle ses engagements ?

 

La BNC est investie dans énormément de projets, que ce soit pour l’environnement, les enfants, les étudiants ou le « Québec inc. », c’est-à-dire le soutien aux entreprises. Son portefeuille est très large à ce niveau. Pour nous, l’idée est vraiment d’encourager les employés à embarquer avec cœur dans le soutien à certaines causes. Par exemple, avec Centraide, nous avons un ambassadeur interne responsable du dossier responsable d’organiser les campagnes pour l’organisme. À travers les différentes campagnes, il y a surtout un devoir de sensibilisation et d’éducation. En bref, chaque année, nous remettons des sommes importantes qui servent à des causes variées.

 

Notre Banque est bien évidemment là pour aider les gens dans leurs finances personnelles, mais c’est aussi important pour nous de redonner à la société. Quand nous nous impliquons, ce n’est pas qu’en termes d’argent, c’est aussi de manière concrète. Par exemple, nous avons pris un virage vert en soutien aux causes environnementales et avons complètement arrêté l’utilisation de bouteilles d’eau individuelles dans le quotidien des employés et lors de nos événements.

 

Pour nous, la philanthropie est un devoir, car une entreprise qui se porte bien doit redonner à la communauté, réinvestir dans les projets de ses clients. Sinon, qui le fera ? Et cet engagement nous permet aussi de mieux connaître et servir nos employés. Verser un salaire à quelqu’un, c’est une chose, mais l’accompagner dans les causes qu’il défend, ça n’a pas de prix.

 

Pourquoi avez-vous accepté la coprésidence d’honneur de la campagne pour Saint-Sulpice ?

 

En plus des projets Centraide et d’une ou deux autres œuvres de charité, je cherchais encore une cause à défendre, que ce soit personnellement ou en collaboration avec la Banque. Lorsqu’on m’a approchée pour la fondation BAnQ, j’ai été emballée et je me suis rapidement engagée dans cette fondation.

 

Ce que j’aime de la mission de BAnQ, c’est le nombre d’enfants et d’étudiants sur qui elle a un impact. Ses actions de démocratisation de l’information sont primordiales, et on les tient trop souvent pour acquis.

 

Pour moi, c’est également d’accompagner l’évolution d’une simple bibliothèque à beaucoup plus, notamment avec le Fab Lab, les applications digitales, etc. D’habitude, ces outils ne sont disponibles que dans les écoles privées ; ici, ils sont proposés à tous. L’information que l’on peut trouver sur Internet n’est pas suffisante à notre éducation s’il n’existe pas des lieux d’accompagnement et de rassemblement comme la BAnQ.

 

  • Pourquoi les échanges entre votre secteur et le secteur culturel sont-ils importants ?

 

Pour la BNC, le contact direct avec le public est nécessaire. Nos activités en partenariat avec BAnQ permettent, par exemple, d’offrir des cours d’éducation financière gratuitement à tous. Ces notions ne sont malheureusement pas enseignées à l’école et, pour nous, BAnQ devient un outil de partage de l’information au plus grand nombre.

 

Nous souhaitons avoir un contact plus emphatique avec le client, de l’aider à faire de meilleurs choix, c’est dans notre ADN. S’impliquer dans des projets caritatifs et d’éducation, c’est aller au-delà de nos messages publics ; les gens nous voient investir dans leur bien-être. Nous restons proches de nos racines : rappelons que la BNC a été créée par et pour des petits entrepreneurs que personne ne souhaitait accompagner à l’époque. Aujourd’hui, nous continuons à investir pour aider.

 

  • Quelle est votre relation au livre, aux bibliothèques ?

 

Mes parents étaient professeurs ! Je suis née avec un livre dans la main. La conviction de leur pouvoir fait partie de mon identité depuis toujours. Je lis 50 à 75 livres par an, sur des sujets variés. Pour moi, les livres détiennent toutes les solutions à nos problèmes. Il n’y a pas de problème que nous ne puissions résoudre en étudiant l’histoire. On sous-estime trop souvent le pouvoir des livres : ils contiennent toutes les perspectives, toutes les réussites et toutes les erreurs du monde.

 

  • Est-ce que votre soutien à FBAnQ et, plus largement, aux acteurs culturels accompagne votre engagement pour l’inclusion ?

 

L’inclusion et l’égalité ne concernent pas uniquement les hommes et les femmes ; c’est dans la culture, c’est dans tout ! L’accès à l’information, pour moi, c’est l’accès au pouvoir. Plus on lit et plus son s’informe, on s’éduque, plus vite les écarts se réduisent.

 

Être inclusif, c’est donner aux personnes la possibilité de grandir. On ne dit pas assez aux femmes qu’elles peuvent tout faire. On ne nous montre pas assez qu’on peut être plus que ce qui est attendu de nous, que ce que notre culture attend de nous, par exemple. Et pour moi, soutenir la FBAnQ, s’engager pour l’accès à la lecture, à la formation et à l’information, peu importe l’âge, les moyens financiers, le sexe et la culture, c’est donner les outils d’émancipation à tous ceux et toutes celles qui en ont besoin.

 

Et pourquoi faut-il soutenir ce projet d’après vous ?

 

Soutenir ce projet, c’est soutenir quelque chose qui a existé avant nous et qui existera après nous. C’est participer à construire une institution qui donne en retour. La bibliothèque Saint-Sulpice, l’une des plus anciennes au Québec, renaîtra grâce à l’engagement des entreprises et des particuliers. Les années passant, on se demande quelle sera notre marque sur le monde, l’héritage qu’on laisse à nos enfants et petits-enfants. Saint-Sulpice représente un engagement qui sera immortel et qui est très concret. On pourra emmener nos petits-enfants à Saint-Sulpice en sachant qu’on a participé à ce que cette bibliothèque renaisse, et cela, ça n’a pas de valeur !